de Estella à Los Arcos

Créé par le 10 jan 2008 | Dans : Non classé

L’ étape d’aujourd’hui est de 20 kms.
Deux chemins s’étendent de part et d’autre de la N111.
Kate,l’australienne ,dont j’ai fait plus ample connaissance,m’indique qu’il vaut mieux laisser Ayegui et prendre à gauche pour passer au Monastère d’Irache,célèbre pour sa fontaine du vin.monirache.jpgvinoirache.jpg
C’est une tradition que de gouter un peu de ce vin malgré l’heure matinale et chacun le fait de bonne grâce d’autant qu’il s’avère fort bon.
Poursuivant la route au milieu d’une chèneraie on aperçoit de loin le hameau de Azqueta,perché sur un promontoire.
De ce lieu on n’est plus qu’à 2 kms de Villamayor de Montjardin.
On y accède par un chemin accidenté en passant devant la Fontaine de los Moros abritée dans un auvent en pierre.Les pélerins descendaient les quelques marches pour acceder à la réserve d’eau et faire leurs ablutions.
Villamayor est dominée par les grandioses ruines de son chateau,el Castillo de Deyo, et juste après un virage se trouve l’auberge paroissiale qui fait face à léglise.
Des pélerins s’y arrêtent du fait que les 12 kms menant à Los Arcos ne comportent aucune halte possible et que l’accueil du refuge est réputé.
Nous poursuivons néanmoins, à travers vignes et champs de céréales, un chemin des plus monotone jusquà la fontaine du Paso de Baurin pour franchir le Rio Caudiel et parvenir plus loin à l’entrée dans Los Arcos.
C’est un plaisir de faire étape dans cette charmante bourgade traversée par une belle rivière:le Rio Odron.
Avant de trouver le gite nous nous installons sur la terrasse d!un bar au bord de la rivière pour y déjeuner sous un beau soleil.
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de Punta la Reina à Estella

Créé par le 09 jan 2008 | Dans : Non classé

Punta la Reina est le point de rencontre des chemins d’Europe vers Compostelle.
Il est plaisant de parcourir la calle mayor encadrée de belles maisons médiévales et de la grandiose église baroque de Santiago.
Elle mène directement au pont Vieux datant du XIIe siècle qui a vu passer tant de pélerins pour passer la rivière Arga.
De là après avoir traversé la N111 le GR me conduit vers le hameau de Maneru, qu’on aperçoit de très loin après avoir grimpé une partie très pentue parmi des oliviers nains plantés dans une terre argileuse rougeâtre semblable à de la bauxite.
Il fait déjà chaud et il fait bon se rafraichir à une fontaine ombragée entourée de bancs sur lesquels plusieurs pélerins se reposent.
J’échange quelques mots en anglais avec une australienne qui souffre de douleurs au genou droit.Nous partageons une barre de céréales que j’ai toujours dans mon sac et elle m’offre une banane en retour.
Ainsi lestés et désaltérés nous reprenons la route ensemble en direction de Cirauqui.
C’est un village perché du type oppidum d’origine romaine où nous nous ravitaillons en vue d’un casse croute.
Parvenus en haut du village où se trouve un gite nous passons sous une voute où nous apposons nous même le cachet sur nos crédentials,puis descendons par de grandes marches de pierre encadrées de cyprès pour franchir un pont romain.
Franchissant la route N111 nous marchons alors vers Lorca après avoir franchi un nouveau pont sur la rivière Salado.
Après 4 kms nous arrivons à Villatuerta puis à proximité de la chapelle St Miguel.
Plus loin après avoir franchi le Rio Ega nous entrons dans Estella.
La ville est assez étendue et très animée.
Nous faisons escale au refuge de la rue Zapateria très sympathique et plus tard dans la soirée dinons dans un restaurant à proximité du gite dans une ambiance joyeuse.

de Pampelune à Punta la Reina

Créé par le 08 jan 2008 | Dans : Non classé

Départ à 8 heures.Il fait beau.Je sors de Pampelune par un sentier qui descend en pente douce en direction du hameau de Galar.Des champs de part et d’autre et au loin,la barrière
de la Sierra del Perdon qu’il faudra franchir un peu plus tard.
On laisse le hameau de Guendulain sur la droite et l’on commence à grimper vers Zariquiegui où la pente devient plus dure et monte jusqu’à l’Alto de Santa Maria à 780 mètres.
Parvenus sur la crête beaucoup de pélerins se font photographier aux coté des personnages en fer qu’on apercevait de loin.La vue embrasse un vaste panorama sur lequel on prend plaisir à s’attarder.D’un coté La chaine des Pyrénées,de l’autre la vallée de Valdizarbe.
On descend ensuite vers Uterga dans une chaineraie puis on chemine sur Muruzabal, Obanos.
Peu après,on entre dans Punta la Reina.
Le refuge des PP Reparadores se trouve à gauche à l’entrée du village.Il est très vite saturé.
Je marche alors jusqu’à l’entrée du vieux pont.Un panneau annonce l’albergue privée « Santiago Apostol »Le chemin qui y mène se trouve juste face à l’entrée du pont,mais, là encore, il est très pentu sur 300 mètres.
On parvient sur un plateau où s’étend un refuge très confortable apte à recevoir près d’une centaine de pélerins.On peut y prendre pension pour une somme raisonnable et chacun s’en félicite sans regret pour le dernier effort pour parvenir jusque là.
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de Larrasoana à Pampelune

Créé par le 07 jan 2008 | Dans : Non classé

Pour quitter le village,on repasse le petit pont et l’on suit le sentier qui suit le cours de la rivière Arga.Il est pittoresque et agréable.
On déambule surtout en sous bois où l’on apprécie la fraicheur.
On longe le hameau de Zuriain,puis pour atteindre Zabaldica on doit franchir deux nouveaux ponts sur l’Arga.
Le sentier est alors encaissé entre la rivière et une partie montagneuse qui monte sur Arleta.
On longe, plus loin, le Monte Miravallès pour passer à proximité de Villava avant d’atteindre le hameau de Burlada.
On entre alors dans la banlieue de Pampelune par le quartier de la Magdalena d’aspect plutôt misérable.
Après franchissement du pont,on trouve sur sa gauche un refuge privé « La Casa Paderhorn » tenu par des hospitaliers hollandais très accueillants.
Le gite suivant se trouve extra muros à Cizur Minor.Il faut alors traverser une partie de cette magnifique cité.
On est reçu par la senora Roncal,polyglotte, dont la famille accueille des pélerins depuis des années dans une maison très ancienne,mais confortable.

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de Roncevaux à Larrasoana

Créé par le 04 jan 2008 | Dans : Non classé

Brouillard persistant sur Roncevaux.
La nuit,bien que reposante,a été perturbée par des ronfleurs passant des plus graves aux plus aigus.
On quitte Roncevaux par un sentier boisé qui reste parallèle à la N135 jusqu’à Burguete où l’on a la surprise de voir réapparaitre un beau soleil après 2kms de marche.
Burguete est un grand village qui s’étend de part et d’autre de la N135 qu’il faut parcourir pour parvenir à la boulangerie café qui sert de bons petits déjeuners qu’on ne peut obtenir à Roncevaux.
Bien lesté on reprend la marche pour traverser successivement Espinal,Viscarret, qu’on longe sans y entrer,puis,après avoir traversé l’Arga on entre à Zubiri.

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Arrêt pour se désalterer.La température a bien changé et je partage » una cervezza  » (bière) San Miguel avec un groupe d’australiens qui se restaurent.
Mon intention était d’aller au refuge de la ville,mais l’un d’eux m’en dissuade et m’invite à suivre le groupe jusqu’à Larrosoana distante de 5 kms.
Je me laisse tenter malgré la fatigue surement due à la brusque chaleur.
Notre petite troupe atteint le but fixé vers 14h30 et s’installe au refuge municipal situé sur une belle place entourée de maisons moyenageuses.
On est fatigués mais le soir venu la troupe va diner au petit restaurant du bout de la rue qui fait suite à la place.
Le brave aubergiste ne parlant que sa langue natale a bien du mal à expliquer les détails du menu.
Aussi pour savoir quelle viande il doit servir il imite le cri de l’animal en question ce qui déclenche l’hilarité de tous les convives.
Personne n’a eu besoin d’être bercé pour s’endormir du sommeil du juste.
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de Orisson à Roncevaux

Créé par le 04 jan 2008 | Dans : Non classé

Je démarre à 8 heures par un ciel très couvert et poursuis la monté vers le col de Lepoeder.On marche par petits groupes et l’on se soutient moralement.
Au moment où l’on passe à proximité de la statue de la vierge d’Orisson la pluie se met à tomber.Il faut revêtir le pancho et ce n’est pas facile à cause d’un vent assez violent qui se lève.
Plus on progresse vers le sommet plus le brouillard s’épaissit au point qu’on a du mal à voir les flèches jaunes qui nous montrent désormais le chemin à suivre.
Je patauge dans une boue noirâtre en longeant la barrière de fils barbelés qui marque la frontière avec l’Espagne, puis j’atteins la crête déambulant sur un sentier plat jusqu’à la fontaine dite de Roland.
Là plusieurs pélerins sont arrêtés pour prendre un en cas et remplir leur gourde de l’eau de source de la fontaine.
Peu après,on suit un sentier pentu et glissant qui descend dans une épaisse forêt de hètres.
Des monceaux de feuilles mortes jonchent le sol mélangées à de la boue tout au long du sentier et l’on aperçoit tout à coup l’immense toiture de la collégiale de Roncevaux.
La pluie se renforce et l’on a hate d’arriver pour se mettre à l’abri et se reposer.
Mais c’est après encore 1 heure de marche que l’on parvient devant le silo de Charlemagne
degoulinants et fatigués.Le brouillard épais noie les batiments de la collégiale où l’on doit se rendre pour faire tamponner sa crédentiale et se faire inscrire pour le gite et le repas du soir.
Pour la plupart,le moral est plutôt bas en ce début d’après midi,mais après l’installation dans le grand refuge comportant environ 200 places on reprend du tonus grâce à l’accueil des hospitaleros hollandais compatissants.orissonvirgin.jpeg

de St Jean pied de Port à Orisson

Créé par le 03 jan 2008 | Dans : Non classé

Réveil dès 6 heures.Le temps est couvert,mais il ne pleut pas.
Après un bon petit déjeuner,je quitte le refuge à 7h30.Je descends la rue d’Espagne jusqu’à l’eglise Notre Dame puis je continue tout droit après avoir passé le pont sur la Nive.
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Après passage de la Porte d’Espagne j’opte pour la route Napoleon sur la gauche.D’autres pélerins préfèrent la route de Valcarlos parceque plus fréquentée en cas de besoin.
On attaque sérieusement la montagne par la petite route goudronnée et il convient de prendre le pas de montagnard,lent mais allongé.
Je ressens le handicap du sac à dos malgré son poids raisonnable,mais alourdi par les 2 litres d’eau que j’ai jugé prudent d’ajouter.Il faut bien s’hydrater pour être performant.
Arrivé a Untto la pente s’accentue encore mais le paysage devient grandiose.
Des fermes semblent déposées ça et là sur les coteaux couverts d’herbe tendre que paissent vaches et ovins.
L’air devient plus frais au fur et à mesure malgré le soleil qui nous sourit.
Vers 11h juste après un virage apparait le refuge d’Orisson,dernier gite en France,où j’ai retenu pour la nuit.
Très bon accueil,confortable et bonne restauration.On laisse ses réflexions dans le grand livre des hotes de passage.
Derrière la maison un terrain étagé permet aux pélerins campeurs de planter leur tente.
Devant l’établissement s’étend une grande terrasse en bois qui surplombe un superbe panorama.Là,des pélerins se désaltèrent et certains se déchaussent afin de soigner leurs ampoules et aléas causés par des chaussures mal adaptées.
Je ne regrette pas cette halte.

St Jean pied de Port

Créé par le 02 jan 2008 | Dans : Non classé

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de Ostabat à St Jean pied de Port

Créé par le 27 déc 2007 | Dans : Non classé

Bien heureux de sortir du village dès 5h30 par un matin tiède dû a une ambiance orageuse.
Je n’ai mangé qu’une banane qui me restait dans mon sac et je projette de prendre un vrai petit déjeuner plus tard dans la matinée.
Il fait encore nuit et je fixe ma lampe frontale pour marcher et surtout ne pas perdre de vue les balises rouges et blanches de la bonne voie.
Lorsque je parviens sur la D933,le chemin s’élève un peu et longe cette route jusqu’au lieu dit « Mongelos ».De là on monte vers Siscaya.La pluie se met alors à tomber.Il faut s’arrêter pour revêtir le poncho bien pratique pour protéger à la fois le bonhomme et son sac.
On prend ,alors, l’aspect d’une fée carabosse si caractéristique du pélerin sous la pluie.
Le paysage est magnifique avec son herbe grasse et vert tendre.Un régal pour les troupeaux.
Du hameau de Bussunarits on aperçois les tour du chateau d’Apat devant lequel 2 pélerines québécoises sont en extase.Sûr qu’elles n’ont pas ça chez elles à part le chateau Frontenac à Québec !
Peu après j’entre dans St Jean le Vieux.La pluie a cessé.Il ne s’agissait que d’une averse.
Installé dans un bar de la ville je prends enfin le petit déjeuner promis puis au bout de 4kms j’arrive,fier de moi,à St Jean pied de Port par la Porte St Jacques. ‘C’est la fin de la Via Podiensis.
Je vais faire tamponner mon crédential au bureau des pélerins puis je m’installe au gite « l’Esprit du Chemin » situé presqu’en face afin d’y prendre un repos bien mérité de 48 heures et reprendre des forces pour continuer ma route sur le Camino Francès en Espagne en franchissant les Pyrénées.ULTREIA !!!

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de Aroue à Ostabat

Créé par le 27 déc 2007 | Dans : Non classé

La veille au soir,discutant avec un pélerin de la région,j’apprends que je devrai couvrir 22 kms pour rejoindre Ostabat.
C’est dans mes cordes bien que le soleil darde de bien forts rayons pour un mois de juin.
Je démarre donc dès 6h30 pour marcher plus à l’aise sur ce GR que je reprends après Aroue.
Je dois ici soulever le problème de la fourniture en eau potable tout au long des kms parcourus.Les points d’eau sont plutôt rares en France contrairement à l’Espagne.
Un randonneur rencontré dans un gite m’a donné un bon tuyau: Dans tous les cimetières on trouve un robinet d’eau potable et l’on peut y remplir sa gourde sans problème.
C’est ainsi que les morts viennent au secours des vivants.
Ceci dit,le chemin tortille du nord au sud ou oblique brusquement vers l’ouest en direction de Larribar Sorhapuru.La région est forestière entrecoupée de paturages d’ovins et de bovins habitués au passage des marcheurs.
On passe Hiriburia avant d’atteindre Ostabat sous un soleil de plomb.
J’arrive en nage dans le village et prends une chambre chez l’habitant.Il s’agit d’une très ancienne maison basque qui n’a surement pas changé depuis des siècles.
Je suis gentiment accueilli à part le fait que l’on m’impose une pension complète que j’accepte vu le prix raisonnable.
Le village se prépare à une fête sur la place du village pour le soir même.
Elle débute après le repas du soir et ne prendra fin que vers 5h du matin le lendemain.
C’est dire qu’avec le tintamare et les chants basques je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit.
J’ai appris plus tard qu’un gite confortable se trouvait environ à 2kms du centre du village sur le chemin menant à St Jean le Vieux.Les pélerins qui s’y trouvaient m’ont dit qu’ils s’y étaient reposés au calme.Avis aux amateurs !
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