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de Arzua à Rua

Créé par le 20 mar 2008 | Dans : Non classé

On est partagé entre la joie de toucher au but et le regret de voir arriver la fin de notre aventure.
Nous ressentons celà depuis l’apparition des bornes décomptant les kilomètre tous les 500 mètres.
Nous décidons de les savourer comme si nous voulions nous imprégner du camino au plus profond de nos êtres.
Sortis de Arzua vers 9 heures nous passons le Rio As Barrosas puis le Raido.
La piste récente nous fait traverser les hameaux de Cortobe,Pereina, Calzada,calle puis franchi le Rio Languello et celui de Boavista,nous faisons une pause à Salceda avant de traverser la N547 et nous remémorons,à batons rompus, quelques anecdotes du chemin parcouru.
Plus loin,le chemin traverse un bois de pins et d’eucalyptus.
Kate se retrouve presque « at home » tandis que nous passons Bréa.Il fait toujours frais et la marche est très agréable.
Après avoir, à nouveau,traversé la N547 nous entrons dans Santa Irene.
Mon podomètre marque 18 kmslorsque nous passons le hameau de Rua.Des pélerins sont installés à la terrasse d’un bar de campagneet nous décidons d’y faire halte aussi pour un encas.
L’endroit est calme.Les voisins disposent de chambres d’hotes dont plusieurs sont occupées, mais deux restent libres.Nous les prenons,cela racourcira le chemin à faire pour demain etnous permettra d’arriver en fin de matinée à Santiago.
Ce soir nous pourrions même bénéficier de la piscine mise à notre disposition,mais il fait trop frais pour tenter le plongeon.
Nous nous consolons en faisant honneur à la charcuterie et aux fromages du pays arrosés d’un excellent Rioja tinto partagés joyeusement avec deux pélerins allemands.

de Melide à Arzua

Créé par le 20 mar 2008 | Dans : Non classé

Encore un ciel couvert,ce qui nous incite à une marche vigoureuse.
La fraicheur est la bienvenue pendant l’effort et l’on ne ressent plus sa fatigue.
Nous traversons le Rio Lazaro et entrons dans une belle forêt d’eucalyptus.Kate se sent chez elle dans ce décor qui lui rappelle ses forêts australiennes.
Parvenus à Raido,le sentier se poursuit sur Peroxa après avoir franchi le Rio Valverde.
Nous traversons,ensuite, Boente de Riba et de Baixo puis les villages de Castaneda et de Pedrido.
A la sortie du village de Ribadiso de Carretera, nous nous engageons sur une portion de la N547 pour entrer dans Arzua à 15h30.
Il est bien tard pour se loger à L’albergue municipal qui est « completo »
Nousdescendons à la Pension Téodora,avenida de Lugo, très confortable.
La distance qui nous sépare de Santiago est,désormais,de 38 kms.
La soirée est très fraiche.La mer n’est pas loin.

de Palas de Rei à Melide

Créé par le 20 mar 2008 | Dans : Non classé

En route dès 7 heures,on a la bonne surprise d’un ciel couvert rendant la marche plus aisée et surtout moins fatigante.On atteint ainsi aisément San Xulian.
Le paysage est plus vert et l’on se sent des ailes pour passer le pont sur le rio Pambre à Pontecampana.
Le camino monte ensuite en pente doucedans une pinède jusqu’à Casanova,puis descend dans la vallée du Rio Villar pour atteindre Campanilla.
Peu après,nous franchissons la limite de la province de Lugo pour nous engager dans celle de La Coruna pour arriver à Leboreiro.
Plus loin,nous passons dans la vallée du Rio Seco à Disicabo.
Le sentier est bordé de peupliers puis mène à un bois très ombragé jusqu’à Furelos baignée par la rivière du même nom.
On entre peu après à Melide où l’on décide de passer la nuit dans un superbe refuge qui reçoit même des pélerins à cheval.

de Portomarin à Palas de Rei

Créé par le 18 mar 2008 | Dans : Non classé

Il a fait très chaud pendant la nuit et notre sommeil fut de mauvaise qualité et peu reposant.
Aussi,debouts dès 6 heures nous préférons partir au plus vite pour tàcher d’éviter la canicule.
Après avoir longé le Monte San Antonio,nous passons à proximité de Toxibo puis de Gonzar pour poursuivre sur Castromajor.
Nous traversons toujours des collines boisées de chênes,de pins et parsemés de bouquets de genêts.
Le sentier monte ensuite sur Hospital de la Cruz où l’on traverse la N540 pour entrer dans Ventas de Naron.Kate veut s’y arrêter pour changer ses compeed aux orteils.
Nous traversons ensuite successivement Prebisa,Lameiros et Ligonde.
Traversée la rivière,nous remontons sur Eirexe pour redescendre sur Portos,Lestedo puis Valos.
Le camino débouche sur la N547 à hauteur de Brea et passé Rosario,nous entrons dans Palas de Rei sous une chaleur estivale bien que n’étant qu’au début du mois de juin.
Nous faisons étape au refuge situé en face de la Mairie,prenons une bonne douche,lavons du linge et allons ensuite faire quelques achats au supermercado voisin.
Plus tard,installés à la terrasse d’un bar,nous constatons avec soulagement que nous ne sommes plus qu’à 65kms du but.
Il était temps,car la chaleur aidant,la fatigue se fait de plus en plus pesante bien que la volonté d’ARRIVER reste la plus forte.

de Sarria à Portomarin

Créé par le 18 mar 2008 | Dans : Non classé

Après avoir salué nos hotes,nous laissons Sarria par un épais brouillard dès 7 heures.
Nous traversons le Rio Celeiro sur le Ponte Aspera puis avançons dans un bois de chênes jusqu’à Vilei.
De là la piste nous mène à Barbadello puis à travers la campagne au paysage varié,nous passons par Rente et Mercado.
Il faut ensuite traverser la route C535 pour continuer sur Xisto,Domiz et Leiman où nous arrivons à 9h15.Halte au café Meson O’Xestel pour grignoter une tarte aux pommes et boire un café.
Le lecteur va nous prendre pour des ogres obnubilés par la nourriture,mais il comprendra que la marche ouvre l’appétit et qu’il est indispensable de founir du carburant à la machine pour obtenir du rendement.
Nous poursuivons,alors sur Peruscallo,Cortinas,Lavandeira,Brea pour débarquer à Morgate.
Là nous retrouvons nos amis américains en train d’engloutir leur café con lecce avec un énorme croissant.

Après avoir franchi le Rio Ferreiras,le sentier grimpe à nouveau à travers bois puis descend sur Mirallos.On poursuit sur Pena puis sur Rozas.
Il faut alors ,à nouveau atteindre le sommet de Pena do Cervo pour redescendre vers Moimentos,Mercadoiro et enfin la vallée du Bocelo,avec Moutras.
Nous passons ensuite à Parrocha puis à Vilcha pour descendre par une piste empiérrée dans la vallée du Rio MINO que l’on franchit sur un grand pont métallique,puis monter une série de marches hautes pour entrer dans la ville de Portomarin.
Il est 12h45.La chaleur est à son comble.Nous sommes très fatigués.
Le refuge municipal étant réputé médiocre,nous prenons pension à l’Hostal Posada del Camino où après une douche salutaire et un repos bien mérité,je décide de visiter le bourg.
De son côté Kate demeure dans sa chambre pour se reposer et prendre soin de ses ampoules.
J’admire la massive église romane San Nicolas qui fut rebatie pierre par pierre lors du démantelement du village antérieurement situé dans la vallée du Mino.
J’y fais apposer le cachet sur mon crédential.
Je parcours ensuite la belle place de type médiéval avec ses arcades abritant commerces en tous genres et cafés où il fait bon prendre le frais à l’abri des ardeurs du soleil.
On y retrouve des pélerins aperçus tout au long de la pérégrination avec lesquels on a partagé gestes d’amitié et compassion lors de durs moments.

de Fonfria à Sarria

Créé par le 18 mar 2008 | Dans : Non classé

Le soleil est déjà haut lorsque nous quittons Fonfria dès 8 heures.Quelques vaches semblent nous faire une haie d’honneur.
Nous passons successivement les hameau de Biduedo,Filoval,puis continuons à descendre sur 2 kms vers As Pasantès.
Passé le village,nous traversons Ramil pour entrer dans Triacastella un kilomètre après.
Nous faisons halte dans le premier café qui se présente à nous sur notre droite pour boire un chocolat chaud.
Au moment de repartir,nous saluons le couple américain rencontré à Rutelan,qui arrivait à son tour.
De Triacastella et pour atteindre Sarria on a le choix de passer par Montan et Calvor ou par la route du monastère de Samos.
La loi du moindre effort nouss fait choisir la première alternative qui ne comporte que 17kms contre 21kms pour Samos.
On attaque donc la rude cote vers San Xil où l’on s’arrête pour boire à la vieille fontaine et croquer une barre de céréal,puis poursuivons la lente montée sur Montan par l’Alto de Riocabo perché à près de 900 mètres.
Nous passons Furela,Pintin et arrivons à Calvor où se trouve sur la gauche un refuge d’aspect
sympathique.
Les pélerins qui nous précèdent s’y arrêtent.Ils semblent épuisés.
Nous décidons de continuer et faire les 5 kms qui restent pour arriver à Sarria.
Cette portion,à l’approche de la ville se fait sur un petit sentier longeant la route,sans abri végétal pour atténuer la morsure d’un chaud soleil.
C’est ainsi que nous débarquons dans Sarria exténués.
Nous ne sommes pas tentés par le refuge municipal et continuons de monter plus avant dans la ville pour faire halte à la Pension Camino Francès tenue par un couple franco espagnol très sympathique qui était hotelier en France ,dans l’Ain,6 ans auparavant.
Le repas du soir y est succulent pour la somme de 7€50 et la maitresse de maison est aux petits soins pour ses clients.

de Ruitelan à Fonfria

Créé par le 15 mar 2008 | Dans : Non classé

On nous avait dit que c’était là une étape très physique et on s’en est vite rendu compte aussitôt la sortie du hameau de Herrerias.
Il fait frais ce matin et nous avons revêtu nos polaires pour commencer l’ascension d’une petite route menant à la Faba.
Au bout d’un kilomètre,on doit quitter la route pour s’engager,à gauche sur un sentier qui descend sur le Valcarce.
Nous préferons rester sur le goudron,la marche étant plus aisée,mais la pente s’accentue.
Le temps nous a paru long pour atteindre La Faba où il est recommandé de faire une pause avant d’attaquer la montée vers O Cebreiro.
Après s’être désaltérés au petit café du coin,nous entamons la grimpée sur un sentier caillouteux et malaisé.
Au fur et à mesure de la marche nous découvrons un paysage magnifique qui encourage la progression.
Sur un tapis d’herbes tendres on découvre une flore variée et probablement endémique à cette région.
Nous sommes nombreux ce matin là à déambuler dans ce décor et malgré l’effort à fournir on se sent bien léger quoique nous transpirons copieusement.
Après une heure d’efforts,nous parvenons enfin à O Cebreiro et faisons notre entrée officielle en Galice.
Tampon de l’église des lieux sur nos crédentials et visite du village qui me fait penser à celui d’Astérix.
De ce promontoire on jouit d’une vue panoramique grandiose sur toutes les montagnes environnantes.Kate s’exclame « My God, it’s simply Marvellous »! Moi, je reste sans voix.
Mais il faut continuer pour se réchauffer car il fait de plus en plus froid.
Passé le hameau de Linarès nous continuons à grimper jusqu’à l’Alto San Roque et découvrons la statue de bronze d’un pélerin luttant contre le vent.Des pélerins brésiliens prennent la pose au pied du socle avec des rires joyeux.
Plus loin nous faisons une nouvelle pause près de la chapelle San Roque.
On y trouve une fontaine qui alimente un bassin.
Kate se déchausse et décide d’y prendre un bain de pieds.
Elle n’y demeure pas longtemps,car l’eau est vraiment glacée.
Un marcheur mexicain vient remplir sa gourde et nous partageons quelques amandes grillées avec lui tout en échangeant quelques mots.
Requinqués nous reprenons la marche,traversons Padornelo puis nous arrivons au pied d’une côte courte mais très raide pour enfin parvenir devant le BAR PUERTO O POIO.
Tout le monde s’arrête et s’installe sur la terrasse de l’établissement pour souffler,boire et déguster un » boccadillo au chorizo. »
Reprenant ensuite le sentier enfin plat nous arrivons à Fonfria un hameau constitué de quelques fermes consacrées à l’élevage de bovins.
Fatigués,nous décidons d’y faire étape dans le refuge municipal.
Bon accueil et repas du soir servi dans un batiment en contre bas dont l’architecture circulaire au toit couvert de chaume est typique de la Galice.
Superbe ambiance à l’issue du repas qui nous permet même d’esquisser un pas de danse à la joie de tous les convives.

de Villafranca del Bierzo à Ruitelan

Créé par le 06 mar 2008 | Dans : Non classé

Chacun apprécie le bon petit déjeuner que nous a concocté Jesus et lorsque l’on quitte les lieux il serre affectueusement chaque pélerin dans ses bras en lui souhaitant »Buen Camino » si bien que nous partons le coeur gros.
Certain ont même la larme à l’oeil.
Hier soir au diner un pélerin qui a déjà fait le chemin nous signale qu’au départ nous avions le choix entre deux itinéraires: Soit suivre le sentier bien équipé qui borde la N VI jusqu’à Trabadelo,soit faire un détour grimpant fortement dans la montagne pour profiter d’un air pur et d’une vue superbe sur la vallée du Valcarce pour redescendre ensuite sur ce même village.
Vu le genou un peu douloureux de Kate,nous optons pour le sentier longeant la route,bien qu’il se soit révélé fastidieux à parcourir dans le va et vient incessant des véhicules sur la route.
Pour la sécurité des marcheurs un muret a été édifié entre la route et le sentier entièrement cimenté et plat,ce qui économise l’effort déployé,mais il faut, tout de même, parcourir 9 kms en passant par le hameau de Pereje.
Parvenus à Trabadelo, nous faisons halte sur le banc installé devant une petite épicerie où nous avons pû acheter quelques provisions.
Le boulanger itinérant nous vend des biscuits savoureux qu’il fait lui même.
Il fait de plus en plus chaud lorsque nous repartons pour Ambasmestas.
De là, après avoir traversé la N VI on passe successivement à Ambascasas puis à Vega de Valcarce où se trouve un beau refuge Brésilien où l’on aperçoit des hamacs invitant au farniente.
On s’y arrête pour s’hydrater et se détendre à l’ombre des arbres,la chaleur étant de plus en plus cuisante.
Un guide conseillant de faire étape un peu plus loin à Rutelan,nous décidons de couvrir le kilomètre qui nous en sépare.
Le gite se nomme « Le Petit Potala ».Il est très pittoresque et l’accueil de Carlos,l’homme à tout faire des lieux,est très fraternel.
Après une bonne douche et l’installation dans le grand grenier qui fait office de dortoir, chacun fait sa lessive journalière au robinet du jardinet qui entoure les batiments.
Le soir, Carlos nous prépare un véritable banquet: Soupe de carottes au maïs,salade composée au thon,spaghetti bolognese, dessert,le tout arrosé de vin de pays à volonté.
Sortis de table on ressent le besoin d’une petite marche pour digérer.
Au retour,j’entame une discussion passionante avec un pélerin américain chaleureux et plein d’humour.Nous trinquons à la gloire du Camino avec une canette de San Miguel apportée par Carlos qui nous souhaite « Buenas noce »

de Molinaseca à Villafranca del Bierzo

Créé par le 06 mar 2008 | Dans : Non classé

Les allemands,pourtant derniers couchés,sont les premiers levés et refont leurs sacs bruyamment sans se soucier du sommeil des autres pélerins qu’il réveillent en fanfare.
Nous nous mettons en route dès 7h30.
Partis de devant le refuge,il nous suffit de suivre le trottoir et la piste qui s’ensuit sur 7kms pour entrer dans Ponferrada après avoir franchi le rio Boeza.
ponferrada.jpgParvenus à l’entrée de la ville ,nous laissons le refuge municipal sur notre droite pour marcher sur le centre ville qui nous mène droit sur le superbe et fier chateau où pouvaient se réfugier les pélerins du moyen age.
Au moment de notre passage s’opèrent de grands travaux de restauration des murs et du site.
Un peu plus avant,nous nous arrêtons dans un magasin de sport pour acheter de nouveaux patins de caoutchouc pour nos batons de marche,puis parvenus sur la belle place de la mairie nous nous installons dans la brasserie qui lui fait face pour prendre le petit déjeuner habituel que nous savourons sur la terrasse baignée par un doux soleil.
Bien reposés,nous nous descendons une rue pentue pour franchir le canal del Bajo Bierzo qui nous mène à Columbrianos,faubourg de la ville.
On passe alors sous la voie ferrée,pour croiser une route et poursuivre sur Fuentes Nuevas.
En suivant le cours du rio Naraya à travers des champs cultivés on arrive à Camponaraya,région de vignobles,légèrement à flanc de coteau qui descend dans la vallée du Magaz qu’il faut franchir pour parcourir un sous bois débouchant sur des vignes prospères menant à Cacabelos où l’on entre par une rue menant tout droit sur la belle église Santa Maria de la Plaza.
Il fait très chaud et nos pieds brulants crient grâce.
Nous entrons dans le bar el Molino pour y boire une bière bien fraiche.
et prendre un peu de repos.
Rafraichis,nous décidons de pousser jusqu’à Villafranca.
Ayant franchi le Rio Cua le village de Pieros nous apparait au bout du sentier.Nous y faisons halte sur une pelouse à l’abri des arbres avant d’entreprendre les 5 kms restants pour le but escompté.
Il est plus de 13 heures lorsque nous reprenons la marche sur un chemin encaissé,chauffé à blanc par un soleil implacable.
Bientôt,nos gourdes sont vides car nous n’avons pas trouvé de fontaine d’eau potable à Pieros.
Le chemin devient alors un véritable calvaire.Les très rares buissons qui bordent le chemin ne donnent aucune ombre et il faut poursuivre la gorge desséchée.Nous donnerions tout le contenu de nos sacs pour un verre d’eau.
Après une heure de marche quelle joie de voir enfin les toits de Villafranca.Nous avons triste mine lorsque nous sommes accueillis au refuge des plus pittoresque que l’on nous a recommandé.
L’hospitalero nous tend 2 grands verres d’eau fraiche qui nous paraissent paradisiaques.
Ayant vidé la moitié du mien, je lui demande » Come te llama ? Il me répond JESUS ! Celà nous fait sourire,mais nous apprendrons plus tard que Jesus Jato et sa famille se dévouent pour les pélerins depuis des années.
Outre le gite,il les nourrit le soir pour une somme dérisoire qui comprend aussi le petit déjeuner.
C’est aussi le seul gite du chemin à comporter un dortoir réservé aux seuls « Ronfleurs »(Roncadores solo)
Quel homme ce Jésus,quelle beauté inoubliable dans son regard !
Pour moi,ce fut l’étape la plus touchante du camino francès.
Le soir les 30kms que nous avons parcourus aujourd’hui se font sentir dans les jambes et nous dormons d’une traite jusqu’à 7h30 le lendemain.

de Foncebadon à Molinaseca

Créé par le 29 fév 2008 | Dans : Non classé

Il ne nous faut pas longtemps, après avoir quitté ce village bouleversé,pour apercevoir La Cruz de Hierro.
Parvenus au pied de cet immense tas de pierres et de cailloux de toutes tailles déposés là par des pélerins du monde entier sans doute depuis des siècles.
Nous sacrifions à la tradition après avoir contourné la chapelle Santiago.
On a une pensée émue en gravissant le tas de pierre pour y déposer nos pierres personnelles sorties du sac.
Je reste rêveur en pensant que celle de Kate vient d’une montagne située au nord de Melbourne en Australie.
chezthomas.jpg
Deux kilomètres plus avant on entre dans Manjarin,encore un village en ruine mais où vit Tomas,un inconditionel des pélerins qu’il accueille sans façon dans son refuge de fortune qu’il faut absolument visiter au passage tant il est pittoresque.
Poursuivant la route, nous descendons bientôt sur El Acebo que nous traversons pour toucher Riego de Ambros puis passant à proximité de la chapelle de San Fabian et de la fontaine San Sébastianon nous descendons dans la fraiche vallée du Prado Mangas.
Nous débouchons plus loin dans la vallée de la Preta Dura puis passons un très beau pont médieval pour entrer dans le très joli village de Molinaseca.
Du balcon de bois du bar situé à la sortie du pont, nous sommes acclamés à l’arrivée par un joyeux groupe de pélerins allemands.
L’eau fraiche qui coule sous le pont nous invite à prendre illico un bon bain de pied comme le font d’ailleurs d’autres marcheurs.
Après quoi il nous faut traverser la rue principale du village bordée de vieilles maisons et sortir du village pour atteindre, à 500 mètres,le refugio municipal qui a augmenté sa capacité d’accueil en installant des
lits sous l’auvent attenant au batiment.
Les lieux sont sympathiques et nous y passons la nuit volontiers.

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