Après avoir salué nos hotes,nous laissons Sarria par un épais brouillard dès 7 heures.
Nous traversons le Rio Celeiro sur le Ponte Aspera puis avançons dans un bois de chênes jusqu’à Vilei.
De là la piste nous mène à Barbadello puis à travers la campagne au paysage varié,nous passons par Rente et Mercado.
Il faut ensuite traverser la route C535 pour continuer sur Xisto,Domiz et Leiman où nous arrivons à 9h15.Halte au café Meson O’Xestel pour grignoter une tarte aux pommes et boire un café.
Le lecteur va nous prendre pour des ogres obnubilés par la nourriture,mais il comprendra que la marche ouvre l’appétit et qu’il est indispensable de founir du carburant à la machine pour obtenir du rendement.
Nous poursuivons,alors sur Peruscallo,Cortinas,Lavandeira,Brea pour débarquer à Morgate.
Là nous retrouvons nos amis américains en train d’engloutir leur café con lecce avec un énorme croissant.

Après avoir franchi le Rio Ferreiras,le sentier grimpe à nouveau à travers bois puis descend sur Mirallos.On poursuit sur Pena puis sur Rozas.
Il faut alors ,à nouveau atteindre le sommet de Pena do Cervo pour redescendre vers Moimentos,Mercadoiro et enfin la vallée du Bocelo,avec Moutras.
Nous passons ensuite à Parrocha puis à Vilcha pour descendre par une piste empiérrée dans la vallée du Rio MINO que l’on franchit sur un grand pont métallique,puis monter une série de marches hautes pour entrer dans la ville de Portomarin.
Il est 12h45.La chaleur est à son comble.Nous sommes très fatigués.
Le refuge municipal étant réputé médiocre,nous prenons pension à l’Hostal Posada del Camino où après une douche salutaire et un repos bien mérité,je décide de visiter le bourg.
De son côté Kate demeure dans sa chambre pour se reposer et prendre soin de ses ampoules.
J’admire la massive église romane San Nicolas qui fut rebatie pierre par pierre lors du démantelement du village antérieurement situé dans la vallée du Mino.
J’y fais apposer le cachet sur mon crédential.
Je parcours ensuite la belle place de type médiéval avec ses arcades abritant commerces en tous genres et cafés où il fait bon prendre le frais à l’abri des ardeurs du soleil.
On y retrouve des pélerins aperçus tout au long de la pérégrination avec lesquels on a partagé gestes d’amitié et compassion lors de durs moments.