On nous avait dit que c’était là une étape très physique et on s’en est vite rendu compte aussitôt la sortie du hameau de Herrerias.
Il fait frais ce matin et nous avons revêtu nos polaires pour commencer l’ascension d’une petite route menant à la Faba.
Au bout d’un kilomètre,on doit quitter la route pour s’engager,à gauche sur un sentier qui descend sur le Valcarce.
Nous préferons rester sur le goudron,la marche étant plus aisée,mais la pente s’accentue.
Le temps nous a paru long pour atteindre La Faba où il est recommandé de faire une pause avant d’attaquer la montée vers O Cebreiro.
Après s’être désaltérés au petit café du coin,nous entamons la grimpée sur un sentier caillouteux et malaisé.
Au fur et à mesure de la marche nous découvrons un paysage magnifique qui encourage la progression.
Sur un tapis d’herbes tendres on découvre une flore variée et probablement endémique à cette région.
Nous sommes nombreux ce matin là à déambuler dans ce décor et malgré l’effort à fournir on se sent bien léger quoique nous transpirons copieusement.
Après une heure d’efforts,nous parvenons enfin à O Cebreiro et faisons notre entrée officielle en Galice.
Tampon de l’église des lieux sur nos crédentials et visite du village qui me fait penser à celui d’Astérix.
De ce promontoire on jouit d’une vue panoramique grandiose sur toutes les montagnes environnantes.Kate s’exclame « My God, it’s simply Marvellous »! Moi, je reste sans voix.
Mais il faut continuer pour se réchauffer car il fait de plus en plus froid.
Passé le hameau de Linarès nous continuons à grimper jusqu’à l’Alto San Roque et découvrons la statue de bronze d’un pélerin luttant contre le vent.Des pélerins brésiliens prennent la pose au pied du socle avec des rires joyeux.
Plus loin nous faisons une nouvelle pause près de la chapelle San Roque.
On y trouve une fontaine qui alimente un bassin.
Kate se déchausse et décide d’y prendre un bain de pieds.
Elle n’y demeure pas longtemps,car l’eau est vraiment glacée.
Un marcheur mexicain vient remplir sa gourde et nous partageons quelques amandes grillées avec lui tout en échangeant quelques mots.
Requinqués nous reprenons la marche,traversons Padornelo puis nous arrivons au pied d’une côte courte mais très raide pour enfin parvenir devant le BAR PUERTO O POIO.
Tout le monde s’arrête et s’installe sur la terrasse de l’établissement pour souffler,boire et déguster un » boccadillo au chorizo. »
Reprenant ensuite le sentier enfin plat nous arrivons à Fonfria un hameau constitué de quelques fermes consacrées à l’élevage de bovins.
Fatigués,nous décidons d’y faire étape dans le refuge municipal.
Bon accueil et repas du soir servi dans un batiment en contre bas dont l’architecture circulaire au toit couvert de chaume est typique de la Galice.
Superbe ambiance à l’issue du repas qui nous permet même d’esquisser un pas de danse à la joie de tous les convives.