Chacun apprécie le bon petit déjeuner que nous a concocté Jesus et lorsque l’on quitte les lieux il serre affectueusement chaque pélerin dans ses bras en lui souhaitant »Buen Camino » si bien que nous partons le coeur gros.
Certain ont même la larme à l’oeil.
Hier soir au diner un pélerin qui a déjà fait le chemin nous signale qu’au départ nous avions le choix entre deux itinéraires: Soit suivre le sentier bien équipé qui borde la N VI jusqu’à Trabadelo,soit faire un détour grimpant fortement dans la montagne pour profiter d’un air pur et d’une vue superbe sur la vallée du Valcarce pour redescendre ensuite sur ce même village.
Vu le genou un peu douloureux de Kate,nous optons pour le sentier longeant la route,bien qu’il se soit révélé fastidieux à parcourir dans le va et vient incessant des véhicules sur la route.
Pour la sécurité des marcheurs un muret a été édifié entre la route et le sentier entièrement cimenté et plat,ce qui économise l’effort déployé,mais il faut, tout de même, parcourir 9 kms en passant par le hameau de Pereje.
Parvenus à Trabadelo, nous faisons halte sur le banc installé devant une petite épicerie où nous avons pû acheter quelques provisions.
Le boulanger itinérant nous vend des biscuits savoureux qu’il fait lui même.
Il fait de plus en plus chaud lorsque nous repartons pour Ambasmestas.
De là, après avoir traversé la N VI on passe successivement à Ambascasas puis à Vega de Valcarce où se trouve un beau refuge Brésilien où l’on aperçoit des hamacs invitant au farniente.
On s’y arrête pour s’hydrater et se détendre à l’ombre des arbres,la chaleur étant de plus en plus cuisante.
Un guide conseillant de faire étape un peu plus loin à Rutelan,nous décidons de couvrir le kilomètre qui nous en sépare.
Le gite se nomme « Le Petit Potala ».Il est très pittoresque et l’accueil de Carlos,l’homme à tout faire des lieux,est très fraternel.
Après une bonne douche et l’installation dans le grand grenier qui fait office de dortoir, chacun fait sa lessive journalière au robinet du jardinet qui entoure les batiments.
Le soir, Carlos nous prépare un véritable banquet: Soupe de carottes au maïs,salade composée au thon,spaghetti bolognese, dessert,le tout arrosé de vin de pays à volonté.
Sortis de table on ressent le besoin d’une petite marche pour digérer.
Au retour,j’entame une discussion passionante avec un pélerin américain chaleureux et plein d’humour.Nous trinquons à la gloire du Camino avec une canette de San Miguel apportée par Carlos qui nous souhaite « Buenas noce »