janvier 2008

Archive mensuelle

de Castrojeriz à Fromista

Créé par le 30 jan 2008 | Dans : Non classé

On se lève avec un ciel encore très sombre.Tout est trempé dehors et la journée ne s’annonce pas brillante.Enfin,il faut repartir.
Le chemin est boueux à souhait,moi qui ai horreur de cet élément,je suis comblé!
Pourtant il ne pleut plus et c’est le principal.On passe le pont sur le rio Odrilla.
Arrivés au pied de la côte de Mostelares nous mangeons une barre de céréales et buvons un quart d’eau.On nous a prévenus que l’ascension n’était pas du gâteau et on s’en rend vite compte.
Mais parvenus au sommet on découvre un superbe panorama sur la vallée de l’Odrilla et l’on se remet de ses efforts.
On parcourt un plateau désertique parsemé de grandes flaques d’eau remplies au cours de la nuit.Le sentier va vers l’ouest jusqu’à la vertigineuse descente de la Collada del camino francès,un véritable enjeu pour les genoux fatigués ou déjà douloureux.
on traverse alors une vaste plaine jusqu’à la fontaine de Piojo.
Plus loin le chemin passe devant la chapelle St Nicolas qui faisait partie de l’ancien hopital pour pélerins de San Miguel.Des hospitaleros italiens y servent un bon café accompagné de biscuits secs.On peut aussi y apposer le cachet des lieux sur son crédential.
Il faut ensuite franchir le pont médiéval sur le rio Pisuerga pour passer à proximité du village de Itero de la Vega dont on admire l’église du XIIIe siècle.
Le sentier serpente ensuite parmi de vastes champs de céréales jusqu’au canal del Puiserga ou commence une montée en pente douce vers le Alto del Paso Largo qui mène directement à Boadilla où nous nous arrêtons pour manger un « bocadillo « à l’omelette aux oignons arrosé d’un jus d’abricot.
Après une demie heure de repos,nous repartons pour Fromista que nous atteignons au bout de 6 kms en longeant le canal de Castilla.
Passée la petite écluse on entre dans la ville pour trouver le refuge municipal qui fait face à la superbe église romane St Martin.
Le soir on dine au restaurant du petit Hostal contigüe au refuge qui sert un menu del peregrino remarquable.eglfromista.jpg

de Hontanas à Castrojeriz

Créé par le 30 jan 2008 | Dans : Non classé

On se réveille après une bonne nuit sous un ciel menaçant.
Après un petit déjeuner frugal avec un chocolat chaud tiré d’un distributeur situé dans le refuge, nous reprenons la marche dès 7 h.stanton.jpgUn petit rayon de soleil éclaire les superbes ruines du couvent de ST Anton lorsque nous y parvenons.
Dans la grande cour centrale des hospitaliers ont installé un refuge de fortune derrière des baches où se trouvent des lits métalliques gigognes.
Une fontaine permet de s’alimenter du précieux liquide.
Visite faite,nous poursuivons la marche sous un ciel de plus en plus sombre.
Bientôt la pluie tombe averse et chacun se protège tant bien que mal sous son poncho.
Des éclairs zèbrent le ciel et nous affrontons des trombes d’eau,pataugeant dans des mares d’eau.
Nous quittons le sentier pour nous engager sur la route menant à Castrojeriz.Elle est bordée de grands peupliers et nous prenons conscience du danger à cheminer sous leurs frondaison.La pluie tombe comme de plus belle et fait même place à de la grêle.
Les pélerins marchent par petits groupes tandis que le tonnerre gronde de plus en plus fort et les éclairs s’intensifient.
Tout à coup,l’un d’eux frappe une grosse branche qui s’écrase sur la route juste devant nous.Une odeur de poudre se répand dans l’air ambiant.On est passé près de la catastrophe Dans notre petit groupe une pélerine allemande pousse un grand cri et se plaint de tachycardie.Elle est très pâle.
C’est à ce moment là qu’un homme à bord d’un renault Espace nous vient en aide et nous prend à son bord pour nous conduire à la ville distante de 2 kms.
Il nous dépose au premier petit hotel venu où nous récupérons de nos frayeurs avec boissons chaudes et brioches.
La pélerine allemande se calme et reprend peu à peu des couleurs.
Beaucoup se déchaussent pour essorer leurs chaussettes trempées.Personnellement,j’ai les pieds bien au sec grâce à mes Meidl qui s’avèrent bien 100% étanches.
Je me rends compte que nous avons eu de la chance,ayant pu être foudroyés ou écrasés par la lourde branche arrachée de l’arbre ce qui nous vaut de chaleureuses poignées de main de plusieurs pélerins témoins de la scène derrière nous.
Nous décidons de faire étape ici malgré le retour momentané du soleil bienvenu pour faire sécher tous nos vêtements humides.
Nous avions parcouru moins de 10 kms mais nous sentions éreintés par l’aventure.
Plus tard on apprend que la nouvelle de notre aventure s’est répandue à travers la ville et la feuille de chou locale affirmait le lendemain: « TRES PEREGRINOS ESCAPAN DE LA MUERTE ! »

de Burgos à Hontanas

Créé par le 30 jan 2008 | Dans : Non classé

Peu après être sorti de Burgos on rejoint le sentier qui colle toujours à la N120 à partir de Villalbilla de Burgos et l’on franchit successivement le pont sur l’Arlanzon et celui du rio Urbel à la sortie de Tartajos.
Peu après on arrive à Rabé de la Calzadas et dès la sortie du village on passe près de la chapelle Nostra senora del Monasterio.
Le chemin est pentu et passe à travers des champs de céréales.
Après une courte marche sur le plat on redescend alors la pente abrupte de la cuesta de Matamulos pour atteindre Hornillos del camino où de nombreux pélerins s’arrêtent pour déjeuner ou pour faire étape.
On s’installe sur les marches de l’église près d’une fontaine d’eau fraiche pour déguster un morceau de chorizo local,tandis que le propriétaire du gite privé cherche à inciter les pélerins à faire étape chez lui.C’est le côté mercantile du camino.
Pourtant cette sollicitation ne plait pas à certains et comme eux,nous reprenons la route après une heure de repos.camininfini.jpg
On regagne alors la lande pour retrouver des lieux arides et désert alternant avec des paturages et quelques cultures jusqu’à la descente sur la vallée du Sambol.
De là il faut à nouveau remonter sur la lande déserte recouverte ça et là de monticules de pierres entrecoupés de maigres paturages ou de petits bois de chênes verts.
On arrive ainsi à Hontanas après 30 kms de marche et aspirant à un repos bien mérité à l’annexe du refuge municipal d’un très joli village médiéval bien fleuri.
Repas le soir dans l’un des petits cafés hotel à l’accueil chaleureux mais commercial.
De gros nuages annoncent une prochaine ondée qui serait bien salutaire.

de San Juan de Ortega à Burgos

Créé par le 28 jan 2008 | Dans : Non classé

En quittant San Juan on a le choix entre 3 itinéraires.
Habitués à la proximité de la N120 nous optons pour le chemin qui lui est parallèle en passant par Santovenia, Zalduendo et Ibeas de Juarros.
L’on sent déjà l’atmosphère urbaine et j’avoue que le temps nous parait long pour parcourir
les 22 kms qui nous séparent de Burgos.
Nous regrettons d’avoir choisi cette voie,bruyante,due au charroi continu des voitures.
Elle est sans intérêt particulier et nous avos hâte de retrouver la quiétude des chemins creux où l’on entend que les bruits de la Nature.
C’est le soulagement lorsque l’on arrive ,enfin, dans cette superbe ville qu’est Burgos.
Il faut traverser toute la ville en longeant la rive du Rio Arlanzon pour trouver le refuge municipal situé un peu extra muros dans un site presque campagnard.burgosplangn.jpgburgoscathed.jpgburgoscloitre.jpg
Dans l’après midi on visite l’immense cathédrale où se trouvent des trésors d’architecture et le tombeau du Cid.
Beaucoup de pélerins se délassent dans les cafés de la grande place parmi les visiteurs de toutes origines.
On admire l’ingéniosité des décorateurs de parcs et jardins de la ville pour parvenir à entrelasser les branches des platanes du cours parallèle au Rio de manière à creer une frondaison abritant les passants des ardeurs du soleil.
Plus tard,j’accompagne une pélerine québécoise dans un magasin de sport où elle doit changer ses chaussures de marche à cause d’une tendinite aux tendons d’achille.
La soirée au gite est pleine d’entrain mais pourtant très reposante.

de Belorado à San Juan de Ortega

Créé par le 28 jan 2008 | Dans : Non classé

Miracle,ce matin pour Kate.Après les séances de massage d’hier et un repos draconien de l’après midi suivi de celui de la nuit,elle ne ressent plus sa douleur au genou.
On quitte Belorado en suivant la fameuse N120 qui nous mène d’abord à Tosantos d’où l’on aperçoit la chapelle de la Pena perchée sur une colline.
Poursuivant la marche on passe à Villambistia,vllage perché ou se trouve l’ermita de San Roque puis après avoir traversé la N120 on entre dans Espinosa del Camino.
Le chemin s’élargit ensuite pour acceder à une colline d’où l’on aperçoit Villafranca Montes de Oca,un village plus important possédant un bureau de poste et une auberge pour pélerins qui est l’ancien hospital de San Anton.
A la sortie du village,on grimpe vers le Montès de Oca en traversant une belle forêt de chênes suivie de conifères.
On continue à travers bois,puis on descend jusqu’à la chapelle de Valdefuentes pour remonter sur la même piste qui mène directement à San Juan de Ortega.
Aussitôt arrivés nous visitons la superbe église de St Nicolas flanquée de sa tour à trois clochetons et le tombeau de San Juan de Ortega qui était un disciple de Sto Domingo de la Calzada.
Puis nous nous installons au Monastère pour y passer la nuit dans la plus pure tradition pélerine.

de Granion à Belorado

Créé par le 21 jan 2008 | Dans : Non classé

Accompagné de Kate,je sors du refuge à 7h.
Il fait beau et même frais,ce qui permet de marcher d’un bon pas.
5kms nous mènent à Redecilla del campo.Peu avant on a franchi la limite entre la Rioja et la province de Burgos.
Le camino reste parallèle à la route (N120) jusqu’à la prochaine étape: Belorado.
On passe à Castildelgado puis plus loin à Viloria de Rioja.
Le genou de kate la trahit à nouveau.On s’arrête pour lui masser la zone douloureuse au niveau du ligament externe avec une huile essentielle très relaxante.
Ayant repassé sa genouillière,elle repart courageusement et nous marchons jusqu’à Villamayor où nous stoppons pour casser la croute.C’est fou ce que la marche peut creuser l’appétit des pélerins.
On s’installe sur des bancs de pierre qui entourent des tables en ciment.Un petit chien borgne grimpe sur la table pour mendier un petit en cas.
Requinqués,nous atteignons Belorado au bout de 5 kms.
Nous décidons de faire étape à L’albergue des 4 cantons où l’ambiance est des plus fraternelle,malgré l’étroitesse de la cuisine réservée aux pélerins.

de Azofra à Granion

Créé par le 14 jan 2008 | Dans : Non classé

Départ 7 heures.Le temps est frais.
Passé le pont sur le rio Tuerto et coupé plus loin la route menant au hameau de Alesanco on a le choix d’aller directement à Santo Domingo en suivant le sentier bordant la N120 ou
faire un crochet par la ville nouvelle de Ciruena,chemin que je suis, malgré moi ayant perdu de vue les flèches jaunes adéquates.
On débouche ,ainsi sur une zone en pleine construction qu’il faut traverser pour trouver un café où faire halte pour un casse croute.
Je finis par le trouver et en entrant dans l’établissement j’ai la surprise de retrouver Kate,l’australienne, et d’autres pélerins déjà rencontrés dans différends refuges.
Nous devisons tout en mangeant un » bocadillo « (sandwich) à l’omelette accompagné d’un café chaud.
Pour soulager son genou,Kate a pris un bus ce qui explique son avance et le fait que je la retrouve ici.
Nous reprenons la marche ensemble et entrons dans Santo Domingo de la Calzada qui est une petite ville que l’on traverse du sud au nord.
Nous visitons au passage la superbe cathédrale célèbre pour le poulailler de luxe qu’elle abrite en souvenir du miracle du retour à la vie d’un garçon que ses parents croyaient mort mais avaient été avertis du contraire gràce à la resurection du poulet qu’ils s’apprêtaient à consommer.
La ville comporte 2 refuges pour pélerins.Le plus pittoresque est l’Albergo Cisternense.
Cependant,on nous a conseillé de poursuivre sur 6kms pour atteindre Granion dont le refuge est renommé pour son atmosphère spirituelle et médievale.
Les pélerins sont accueillis avec ferveur dans la Tour clocher de l’église et partagent le soir venu,un repas offert par la paroisse.
Ils dorment ensuite dans les 2 dortoirs à même le sol et cote à cote sur des paillasses.
Sur un coffret présent sur une table on lit » Donne ce que tu peux ou prend ce dont tu as besoin « .
Quel contraste avec l’esprit de notre monde actuel !

de Navarrete à Azofra

Créé par le 12 jan 2008 | Dans : Non classé

A 7h je sors du refuge en compagnie de deux pélerines québecoises avec lesquelles j’ai diné hier soir dans le petit café situé au bas de l’église.
J’aime beaucoup l’accent de la Belle Province et nous avons tout de suite sympathisé.
Nous descendons le chemin très pentu vers la N120.
Le camino est parallèle à la route jusqu’au croisement avec celle qui mène à Ventosa,village perché,que beaucoup de pélerins trouvent plein de charme.
Partout s’étalent les champs de vigne qui génèrent le fameux cépage de Rioja,généreusement servi dans tous les petits restaurants affichant le menu « Pélerin ».
Peu après le chemin s’élève sur le Alto de San Anton où l’on aperçoit les ruines d’un ancien couvent.On redescend alors sur la N120 que l’on traverse pour continuer sur la colline du Poyo Roldan qu’on longe jusqu’au pont sur le rio Yalde.
On rentre, peu après, dans Najera,charmante petite ville traversée par la rivière Najerilla.
Nous faisons une halte dans un café dont la terrasse s’étale jusqu’au bord de l’eau.
Un solide petit déjeuner constitué d’une « empanada de thon » arrosé d’un » zumo de fruta  »
nous remet d’aplomb.
Marie France ajoute que ça la change de ses « cretons » habituels !
Nous reprenons la route pour couvrir les 5 kms qui mènent à Azofra,un village aux maisons très anciennes et pleine de charmes.
Le refuge municipal,situé presque à la sortie du village,est très confortable.
Cuisine,grande salle à manger,et chambres à 2 couchettes réparties sur deux étages avec sanitaires impeccables.
Une cour avec un petit bassin,des tables et des fauteuils de jardin et des cordes pour faire sécher son linge.L’idéal pour se détendre après les kilomètres parcourus.
Le soir nous faisons honneur au menu pélerin servi dans un café qui fait face à la grande place du village.

de Viana à Navarrete

Créé par le 11 jan 2008 | Dans : Non classé

Je quitte Viana dès 7h30.Il va faire chaud sur le chemin encore aujourd’hui.
La piste large traverse des champs de vignes et des oliveraies jusqu’au petit pont sur la rivière Périzuelas.
On longe alors le parc naturel du Plantano de las Canas comportant un vaste plan d’eau,zone protégée pour les oiseaux migrateurs.
Puis on aborde la zone industrielle de Logrono que l’on parcourt sans plaisir.
En approchant des abords de la ville,je fais une petite halte chez Elisa qui sert thé ou café chaud accompagné de biscuits secs aux pélerins de passage dans sa maisonnette bien sympathique.Elle accompagne la visite du fameux « cello »sur le crédential et chaque passant laisse un viatique dans l’assiette posée sur la table.
Il faut traverser la ville sur une bonne partie de sa longueur et l’on n’en voit pas la fin,habitués que nous sommes à circuler en pleine nature
Une fois sorti de l’enfer urbain on retrouve enfin le chemin qui court le long de la N120 et longe l’étang Plantano de la Grajera.
On arrive finalement à Navarrete par un pont jeté au dessus de l’autoroute A68.
Il fait très chaud et l’on aspire à une bonne douche.
De nombreux pélerins se pressent à l’entrée du refuge dont l’entrée se trouve en dessous d’une allée médiévale voutée.
Les hospitaleros sont Italiens et très rigoristes quant à la discipline.

de Los Arcos à Viana

Créé par le 10 jan 2008 | Dans : Non classé

Un bon conseil,avant de quitter Los Arcos,prévoyez d’emporter suffisamment d’eau,car les fontaines sont rares sur ce tronçon.
Ayant fait halte à Sansol pour casser la croute,ma gourde était au 3/4 vide et une pélerine québécoise compatissante a bien voulu me dépanner en me donnant la moitié de sa grande bouteille d’eau minérale.
Ma compagne Kate étant restée à Los Arcos pour reposer son genou,j’avais oublié de faire le plein avant de partir.
Arrivé à Torres del Rio,aucun bar à l’horizon pour boire un café.Il n’y a là qu’une minuscule « tienda »(épicerie) dans laquelle je peux me founir en provisions.
De nombreux pélerins sont installés sur des bancs de pierre pour se reposer et manger un encas.
Le reste du chemin colle à la N111 jusqu’à Viana mais ne traverse aucune bourgade.
Aussi est on surpris d’arriver tout à coup dans Viana,véritable cité fortifiée à étages au riche passé.
L’Albergue A.Munoz située près des ruines de l’église St Pierre,nous ouvre ses portes.Elle accueille les pélerins depuis des siècles.
Depuis la terrasse où l’on peut faire sécher son linge,on jouit d’une vue imprenable sur tous les environs.
Le soir,je fais un diner royal en compagnie de 3 pélerins de nationalités australienne,allemande et américaine au café Chez PITU où règne la plus pittoresque des ambiances.

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