décembre 2007

Archive mensuelle

de Ostabat à St Jean pied de Port

Créé par le 27 déc 2007 | Dans : Non classé

Bien heureux de sortir du village dès 5h30 par un matin tiède dû a une ambiance orageuse.
Je n’ai mangé qu’une banane qui me restait dans mon sac et je projette de prendre un vrai petit déjeuner plus tard dans la matinée.
Il fait encore nuit et je fixe ma lampe frontale pour marcher et surtout ne pas perdre de vue les balises rouges et blanches de la bonne voie.
Lorsque je parviens sur la D933,le chemin s’élève un peu et longe cette route jusqu’au lieu dit « Mongelos ».De là on monte vers Siscaya.La pluie se met alors à tomber.Il faut s’arrêter pour revêtir le poncho bien pratique pour protéger à la fois le bonhomme et son sac.
On prend ,alors, l’aspect d’une fée carabosse si caractéristique du pélerin sous la pluie.
Le paysage est magnifique avec son herbe grasse et vert tendre.Un régal pour les troupeaux.
Du hameau de Bussunarits on aperçois les tour du chateau d’Apat devant lequel 2 pélerines québécoises sont en extase.Sûr qu’elles n’ont pas ça chez elles à part le chateau Frontenac à Québec !
Peu après j’entre dans St Jean le Vieux.La pluie a cessé.Il ne s’agissait que d’une averse.
Installé dans un bar de la ville je prends enfin le petit déjeuner promis puis au bout de 4kms j’arrive,fier de moi,à St Jean pied de Port par la Porte St Jacques. ‘C’est la fin de la Via Podiensis.
Je vais faire tamponner mon crédential au bureau des pélerins puis je m’installe au gite « l’Esprit du Chemin » situé presqu’en face afin d’y prendre un repos bien mérité de 48 heures et reprendre des forces pour continuer ma route sur le Camino Francès en Espagne en franchissant les Pyrénées.ULTREIA !!!

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de Aroue à Ostabat

Créé par le 27 déc 2007 | Dans : Non classé

La veille au soir,discutant avec un pélerin de la région,j’apprends que je devrai couvrir 22 kms pour rejoindre Ostabat.
C’est dans mes cordes bien que le soleil darde de bien forts rayons pour un mois de juin.
Je démarre donc dès 6h30 pour marcher plus à l’aise sur ce GR que je reprends après Aroue.
Je dois ici soulever le problème de la fourniture en eau potable tout au long des kms parcourus.Les points d’eau sont plutôt rares en France contrairement à l’Espagne.
Un randonneur rencontré dans un gite m’a donné un bon tuyau: Dans tous les cimetières on trouve un robinet d’eau potable et l’on peut y remplir sa gourde sans problème.
C’est ainsi que les morts viennent au secours des vivants.
Ceci dit,le chemin tortille du nord au sud ou oblique brusquement vers l’ouest en direction de Larribar Sorhapuru.La région est forestière entrecoupée de paturages d’ovins et de bovins habitués au passage des marcheurs.
On passe Hiriburia avant d’atteindre Ostabat sous un soleil de plomb.
J’arrive en nage dans le village et prends une chambre chez l’habitant.Il s’agit d’une très ancienne maison basque qui n’a surement pas changé depuis des siècles.
Je suis gentiment accueilli à part le fait que l’on m’impose une pension complète que j’accepte vu le prix raisonnable.
Le village se prépare à une fête sur la place du village pour le soir même.
Elle débute après le repas du soir et ne prendra fin que vers 5h du matin le lendemain.
C’est dire qu’avec le tintamare et les chants basques je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit.
J’ai appris plus tard qu’un gite confortable se trouvait environ à 2kms du centre du village sur le chemin menant à St Jean le Vieux.Les pélerins qui s’y trouvaient m’ont dit qu’ils s’y étaient reposés au calme.Avis aux amateurs !
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de Navarrenx à Aroue

Créé par le 27 déc 2007 | Dans : Non classé

Je quitte la ville à 6h30 et franchis le pont sur le Gave d’Oloron et au bout de 2kms je traverse le hameau de Castetnau.Il fait beau et je ne rencontre que 2 pélerins sur la route.
Plus loin on passe sur le pont de Camblong puis celui qui enjambe la Harcellane pour mener au lieu dit »Carrefour forestier ».
Poursuivant le chemin je passe à proximité du Chateau de Mongaston.
Je ne suis plus loin de la commune d’Aroue située juste après le Chateu de Joantho.
Dix huit kms pour aujourd’hui,c’est suffisant et je décide de faire étape à Aroue bien qu’elle soit hors GR.
Je passe donc le reste de la journée au gite communal,bien content de reposer mes pieds et puis on se sent si bien au pays Basque.

d’ Argagnon à Navarrenx

Créé par le 26 déc 2007 | Dans : Non classé

Lever pénible à 5heures.Nicolas nous a mitonné un petit déjeuner royal qui nous réveille.
Après le salut à nos hotes,nous repartons sur Maslacq où nous étions parvenus hier soir.
De là marche plein sud sur Sauvelade.
Plat au départ,on doit affronter quatre grosses montées qui échauffent les pieds.J’ai quelques problèmes avec ma paire de chaussettes.Je stoppe pour en changer.
A Sauvelade visite de l’église romane St Jacques le Majeur qui faisait partie d’une ancienne abbaye.
Lorsque j’arrive à Meritein,je me souviens que Nicolas nous a conseillé de quitter le GR pour entrer dans la ville de Navarrenx par la D947.On aborde ainsi la ville par ses ramparts qui contournent la cité dont la partie ouest se mire dans le Gave d’Oloron.
Je m’installe au gite communal situé dans les anciens batiments de l’arsenal superbement restaurés.
Il y a 4 its par chambre.Je partage la mienne avec Hans de Mulhouse,Paul,le marbrier des Landes et Jean de Bayonne.
On dispose de machine à laver et de sanitaires remarquables.
Le soir on assiste à une bénédiction des pélerins à l’église suivie d’un pot de l’amitié au presbytère.
Plus tard,je me fais cuire une platrée de spaghetti dans la belle cuisine du gite.
Je partage avec deux pélerins cyclistes qui m’offrent un verre de bon Cahors.
Nuit calme et reposante.pelnavarrenx.jpg

de Pomps à Maslacq

Créé par le 26 déc 2007 | Dans : Non classé

La chambrée s’est mal rendormie de l’incident de la nuit et dès 5h tout le monde se lève.
Dehors,le vieux Charles démonte déjà sa tente.Il fait frais.
Je m’aperçois que j’ai terminé mes stick de nescafé,je grignotte donc un morceau de pain avec une pomme.Le café,ce sera à la prochaine halte.
Je me mets en route à 5h50 et après avoir traversé la D945 je marche allègrement vers Castillon.
Pour acceder au village il faut s’attaquer à la rude cote qui y mène.On peut dire qu’elle fait transpirer par les efforts qu’elle exige.Parvenu au village je trouve deux pélerins attablés au premier bar restaurant.Il prennent un petit déjeuner bien mérité.
Après m’être joint à eux,je savoure un excellent café.L’établissement appartient à la confrérie des rôtisseurs,noblesse oblige.
La suite du chemin menant à Caubin par une portion de la D269 est aisée.
En passant,je visite la chapelle romane du hameau.On y trouve le beau gisant du Chevalier d’Andoins dans une niche de style gothique.
Peu après j’atteins l’entrée de Arthez de Béarn,ville qui s’étale tout en longueur si bien que je trouve le temps long pour parvenir sur une grande place où j’achète quelques provisions au petit casino situé plus loin dans une ruelle.
Le chemin suit sur Bourdalat puis,plus loin,vers le hameau de Marquittou d’où l’on rejoint Argagnon.
Il faut alors traverser le Gave de Pau pour arriver à Maslacq où j’arrive assez fatigué.
Le gite communal est très petit et ne peut loger que 4 pélerins.De plus il est sale et mal entretenu.Personne n’a envie de passer la nuit là.
Un couple de pélerins avaient retenu à Argagnon et s’aperçoivent qu’ils ont marché trop loin.Ils appellent le gite privé d’Argagnon tenu par la famille Champetier de Ribes et racontent leur mésaventure ajoutant qu’ils sont trop épuisés pour revenir en arrière.
L’hospitalier,Nicolas, propose de venir les chercher avec son espace Renault.
Je leur demande s’il reste de la place au gite et si je peux me joindre à eux.C’est possible.Je suis soulagé.
Une heure plus tard on est acueillis à Argagnon dans une belle maison par des gens charmants.Isabelle déssine elle même le logo de la maison sur nos crédentials tout en discutant avec chacun.Après quoi,elle nous sert,le soir venu,un excellent poulet basquaise au riz.
Pour finir la soirée,Nicolas nous a régalés d’un concert de Banjo où il excelle.
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de Arzacq à Pomps

Créé par le 23 déc 2007 | Dans : Non classé

Lever 5 heures.Petit déjeuner rapide et démarrage à 6 heures par la ruelle du »Chemin de St Jacques » qui contourne un lac puis monte dans un bois.
Plus loin on passe à Louvigny d’où l’on se paye une forte grimpée vers le hameau de Lou Castet.On suit le sentier de crête et on redescend dans le vallon pour remonter dans les lacets vers Fichous-Riumayou puis vers Larreule.
On passe ensuite à Uzan,puis à Géus d’Arzacq avant d’atteindre Pomps.
Les pélerins se retrouvent à l’épicerie du village très pittoresque.On peut acheter de quoi manger et s’installer sur des bancs autour d’une grande table pour consommer ses provisions.L’ambiance est foklorique.
Certains décident de poursuivre la marche jusqu’à Arthez de Béarn,d’autres,le temps étant menaçant,préfère faire étape au gite situé dans un chalet en bois non loin de l’épicerie.
Je suis de ceux là d’autant que j’ai mal au pied.
Je retrouve le vieux Charles et sa chienne Belle.Il plante sa tente dans le verger entourant le gite.
Une américaine,Bonnie qui a déjà fait 5 fois ce chemin arrive à son tour ainsi qu’un autre couple de pélerins.
Bonnie fait cuire une grosse omelette aux lentilles qu’elle partage gentiment avec moi.
Dans la nuit,elle se réveille en sursaut en poussant des cris parcequ’ un campagnole s’est glissé dans son sac de victuailles pour y faire bombance.
Je sors avec le sac et libère l’intrus terrorisé par le vacarme.
Le calme revenu,chacun se rendort jusqu’à 5 heures.

de Miramont à Arzacq Arraziguet

Créé par le 23 déc 2007 | Dans : Non classé

Dès 6 heures on est sur la route.Au passage le regard se porte sur l’église de Sensacq,édifice du XIe siècle célèbre pour ses fonts baptismaux.
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Un morceau de la D111 permet de remonter sur le hameau de Pimbo datant du XIVe siècle.
On arrive sur la place de L’église St Barthélémy dont le portail et les chapiteaux sont romans.Les pierres ont subi l’outrage du temps.
Des platanes séculaires étendent leurs branches au dessus de la place et à l’heure où je passe le grand silence n’est entrecoupé que par le chant des oiseaux.
A l’ouest on aperçoit les vestiges d’une enceinte circulaire datant de l’occupation anglaise.
On marche ensuite vers le sud ouest vers la ferme Miquéou d’où l’on parvient à Arzacq au bout de 3 kms.
Je trouve refuge au gite communal là aussi très confortable et comportant outre dortoirs,des chambres particulières donnant de plain pied sur une pelouse arborée.
Un vaste étendoir permet de faire sécher son linge.
Une belle cuisine nantie d’une grande table,permet de préparer son repas.
L’auberge du pays située près du gite sert d’excellents et copieux repas auquel je fais honneur le midi même.
On se réjouit d’un gros orage qui éclate dans la soirée et rafraichit l’atmosphère.

d’Aire sur Adour à Miramont Sensacq

Créé par le 22 déc 2007 | Dans : Non classé

Je démarre dès 6 heures,heureux de laisser derrière moi cette ville bruyante.
Dès le départ on grimpe vers l’église Ste Quitterie.
De jeunes fêtards interpellent gentiment les pélerins qui passent en louant leur courage de couvrir tant de kilomètres.
Les quatorze premiers me mènent à Latrille.C’est la halte obligée pour souffler un peu.
Je retrouve avec joie Louis et Christine qui,pourtant,ne pensait pas arriver jusque là.
Il est vrai qu’elle a bien allégé le poids de son sac depuis le départ,ce qui a boosté son énergie.
Au hameau de Matot il ne reste plus que 3kms pour arriver à Miramont que j’atteins dès 11 heures.
A midi,nous nous retrouvons 6 pélerins dans le refuge communal très confortable.
Parmi eux 4 pélerines couvertes de boutons oeuvre des punaises ramassées au gite d’Aire sur Adour.
Elles étendent toutes leurs affaires sur l’étendoir de l’extérieur et les traitent à l’aide de bombes insecticides.
Je savoure le calme des lieux et récupère du tintamare d’hier.

de Nogaro à Aire sur Adour

Créé par le 20 déc 2007 | Dans : Non classé

Je sors de Nogaro sous une pluie battante et bienfaitrice.On a eu si chaud hier et pendant la nuit dans le gite.
Bientot le ciel s’éclaircit et je m’arrête pour enlever mon poncho.
Le GR65 serpente la plupart du temps entre des vignobles,des petits bois ou des chemins creux sur lesquels il est agréable de marcher parcequ’ abrités des rayons ardents du soleil.
Passée la commune de Lanne Soubiran puis la lande des bois,on se trouve à découvert parmi les vastes champs de maïs arrosés par d’énormes machines roulantes.
J’en profite pour me faire arroser car le soleil tape dur et ma gourde est presque vide.
C’est angoissant,car on ne sait où s’alimenter du précieux liquide.
Parvenu à une voie ferrée,je m’enhardis à entrer dans la cour d’une maison et demande à l’habitant de bien vouloir me faire l’aumone de remplir ma gourde vide.Il est très accueillant,m’invite à rentrer dans sa cuisine pour boire de tout mon soûl et remplir ma gourde.Jamais je n’avais tant apprécié un verre d’eau.
Ayant remercié mon hôte,je reprends mon chemin en longeant la voie ferrée.Un peu plus loin,un couple d’anciens pélerins,Elisabeth et Jean louis Berdoulet on installé un petit banc à l’ombre pour se reposer.On appécie cette halte compatissante,merci à vous.
Je repars vers Barcelonne du Gers que j’atteins en cheminant sur le bas coté d’une longue avenue bordée de platanes.
De là J’arrive aisément à Aire sur Adour ou je suis reçu à la cathédrale par un groupe d’hospitaliers qui me servent un rafraichissement accompagné de gateaux secs et se chargent de me trouver un gite pour la nuit.Les refuges étant complets par suite des fêtes taurines, ils m’adressent à l’Hotel Alhumat qui reçoit des pélerins à prix raisonnable.
La nuit fut très bruyante car festive et ne cessa qu’au petit matin.airesuradour.jpg

de Eauze à Nogaro

Créé par le 20 déc 2007 | Dans : Non classé

Le jeudi est jour de marché à Eauze depuis des siècles et on trainaille dans cette atmosphère pittoresque,si bien que je reprends la route vers 10 heures.
Il faudra alors supporter la chaleur plus longtemps.
7 kms pour toucher la ferme de Peyret,puis c’est Manciet où un bon café est le bienvenu.
Plus loin on passe l’étang de Pouy avec son élevage de poissons.
On arrive enfin à Nogaro par la D122.
Le refuge municipal est hors du centre mais parfaitement équipé et à proximité des centres commerciaux.
De forme circulaire et de plain pied,il comporte un grand dortoir dont les lits sont placés en éventail et plusieurs chambres de 2 ou 4 lits.
Seule la climatisation fait défaut car il y fait bien chaud par ce temps orageux.
On peut aussi faire son repas dans une cuisine ,un peu étroite mais bien équipée.

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